Revenons à nos moutons : Un « drop-in center » est un lieu où les jeunes peuvent se réunir pour diverses activités extrascolaires et pour assister aux séances d’information, dont j’ai déjà parlé précédemment, concernant la sexualité, la nutrition etc. Des livres, des magazines et des documents y sont également à leur disposition. Celui ci est, pour l’instant, le seul existant en milieu rural (il s’agit d’une sorte de centre pilote). En effet, tous les autres centres de ce genre créés par CINI se trouvent en milieux urbains et visent principalement à accueillir des « enfants de la rue », en décrochage scolaire notamment, afin qu’ils aient un endroit a eux, qu’ils ne soient plus livrés à eux-mêmes.
Lundi après midi nous avons donc rejoint les jeunes du centre pour établir le programme des prochains jours. L’activité principale sera de peindre l’intérieur du centre qui, comme vous pouvez peut-être l’apercevoir sur les photos, est un peu tristounet. En plus, nous avons imprimé diverses images et photos afin de faire une petite présentation de nos pays et habitudes respectives et les jeunes du centre feront de même sur leur village. Le dernier jour, nous avons également prévu de cuisiner avec eux un plat italien, en l’occurrence une pizza. Le choix s’est porté sur un plat italien car les Italiennes l’emportent numériquement sur moi et que, il faut bien le dire, je suis totalement dépourvue de compétences culinaires. Il vaut donc mieux pour la santé de tous que ce soit Maria et Valentina qui dirigent les opérations, de plus, il serait relativement compliqué de préparer des moules frites au fin fond du « West Bengal »… Quoique vu les installations culinaires à notre disposition, la confection de nos pizzas risque d’être fantaisiste également…
Une fois le programme établit, il était temps, et tout le monde apparemment d’accord, les jeunes du centre nous ont chanté l’hymne national indien. Les 2 italiennes ont ensuite entonné un « Fratelli d’Italiaaaaa » endiablé…
Bon en plus, j’avoue, je connais très mal l’hymne belge. J’aurais pu me rabattre sur la marseillaise, mais j’ai imaginé ce qu’une crue de tous les étangs du village ferait comme dégâts et je me suis abstenue.
Pour résumer la semaine dernière, qui a été moins agitée à cause de petits soucis d’organisation, j’ai suivi, pendant 2 matinées, des nutritionnistes, « health workers » ou « social workers » dans leurs tournées rurales. Ceux-ci se rendent en effet dans les villages de la région pour peser les jeunes enfants afin de prévenir la malnutrition, vérifier qu’ils aient tous les vaccins nécessaires et conseiller les femmes enceintes, en autres choses. Je suis notamment allée dans un foyer où le staff de CINI a tenté de convaincre une jeune femme enceinte de 9 mois d’aller accoucher a l’hôpital…Ce qui n’avait pas l’air du goût de la vigilante belle mère.
Il était intéressant d’être brièvement plongée dans la vie quotidienne de ces villages. J’y ai même vu un artisan fabricant des saris. Il travaillait alors sur une magnifique pièce sur laquelle il brodait des fleurs en perles, qu’il cousait une par une !
Je n’ai malheureusement aucune photo de cette semaine, mon appareil photo supportant aussi bien l’humidité que mes cheveux, si vous voyez ce que je veux dire …
Il était intéressant d’être brièvement plongée dans la vie quotidienne de ces villages. J’y ai même vu un artisan fabricant des saris. Il travaillait alors sur une magnifique pièce sur laquelle il brodait des fleurs en perles, qu’il cousait une par une !
Je n’ai malheureusement aucune photo de cette semaine, mon appareil photo supportant aussi bien l’humidité que mes cheveux, si vous voyez ce que je veux dire …
Quant au week-end, il peut se résumer en ces 3 mots : shopping, indian museum et bollywood.
-Shopping pour me constituer un petit stock de « kurtas » afin d’éviter l’épreuve quotidienne du lavage a la main…Non, non, vous ne rêvez pas, je fais ma-propre-lessive comme une grande, dans un seau ! Comme quoi, ce voyage est instructif à tous les niveaux ! J’ai même appris que laver simultanément les nouveaux vêtements foncés et le blanc n’est pas la plus brillante des idées…Vous voyez, j’en apprends tous les jours.
- L’Indian museum car il faut quand même laisser un peu de place a la culture dans le programme hautement intellectuel du week-end. On y trouve une collection d’une taille impressionnante, qui va de l’art indien à l’art égyptien en passant par les fossiles, les minéraux, les oiseaux et animaux empaillés, les objets préhistoriques etc. Dommage que la présentation laisse à désirer et que l’éclairage soit quasiment inexistant dans certaines salles car ce musée a un potentiel énorme !!!
- Et Bollywood car ce serait pécher que d’être en Inde et de ne pas aller voir un film bollywoodien ! Nous nous sommes donc rendus dans le cinéma d’un énorme et affreux entre commercial comme il en fleurit un peu partout ici pour assister à 3 heures de péripéties amoureuses, qui se terminent bien, bien entendu, et de chansons ou le kitsch atteint son paroxysme. Je ne comprends pas l’Hindi me direz-vous… Certes, mais avec une histoire bateau, des mimiques exagérées et un mot sur cinq en anglais, cela n’est pas vraiment un problème. Mon discours peut sembler péjoratif, mais non : Bollywood a une nouvelle adepte ! :-)
-Shopping pour me constituer un petit stock de « kurtas » afin d’éviter l’épreuve quotidienne du lavage a la main…Non, non, vous ne rêvez pas, je fais ma-propre-lessive comme une grande, dans un seau ! Comme quoi, ce voyage est instructif à tous les niveaux ! J’ai même appris que laver simultanément les nouveaux vêtements foncés et le blanc n’est pas la plus brillante des idées…Vous voyez, j’en apprends tous les jours.
- L’Indian museum car il faut quand même laisser un peu de place a la culture dans le programme hautement intellectuel du week-end. On y trouve une collection d’une taille impressionnante, qui va de l’art indien à l’art égyptien en passant par les fossiles, les minéraux, les oiseaux et animaux empaillés, les objets préhistoriques etc. Dommage que la présentation laisse à désirer et que l’éclairage soit quasiment inexistant dans certaines salles car ce musée a un potentiel énorme !!!
- Et Bollywood car ce serait pécher que d’être en Inde et de ne pas aller voir un film bollywoodien ! Nous nous sommes donc rendus dans le cinéma d’un énorme et affreux entre commercial comme il en fleurit un peu partout ici pour assister à 3 heures de péripéties amoureuses, qui se terminent bien, bien entendu, et de chansons ou le kitsch atteint son paroxysme. Je ne comprends pas l’Hindi me direz-vous… Certes, mais avec une histoire bateau, des mimiques exagérées et un mot sur cinq en anglais, cela n’est pas vraiment un problème. Mon discours peut sembler péjoratif, mais non : Bollywood a une nouvelle adepte ! :-)
3 commentaires:
Bonjour , petite soeur , et oui comme tu peu le voir j'ai penser à Regardez ton blog!.
Sinon super , j'ai pas encore tout lut mais c'est très interessant.
Salut
très intéressant, encore. J'adore Fratelli d'Italia (à cause du rugby!!). T'aurais pu quand même chanter la Marseillaise qui, d'après Y Leterme, est à la fois l'hymne français et belge!! Sinon, je t'apprendrai l'hymne luxembourgeois, très calme et doux, forcément. Leterme, soit dit en passant, a démissionné, de sorte que la B, une fois de plus est sans gouvernmement et en crise
Bisous
Jim
Mais oui enfin milou t es nule! t aurais du chanter la marseillaise! je suis trop decue, surtout apres les italiennes! fallait un peu de concurrence nationaliste quand meme! fin bon.. on te pardonne pour cette fois, entraine toi sous la douche c est fou les progres que ca permet! :)
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